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Registriert seit: 10-2002 | Chanson francaise... französische Lieder La javanaise
Paroles et Musique: Serge Gainsbourg
note: Mise en page originale.
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J'avoue
j'en ai
Bavé
pas vous
mon amour
avant
d'avoir
eu vent
de vous
mon amour-
ne vous déplaise
en dansant la Javanaise
nous nous aimions
le temps d'une chanson-
a votre
avis
qu'avons
nous vu
de l'amour
de vous
a moi
vous m'a-
vez eu
mon amour- hélas
avril
en vain
me voue
a l'amour
j'avais
envie
de voir
en vous
cet amour- la vie
ne vaut
d'être
vécue
sans amour
mais c'est
vous qui
l'avez
voulu
mon amour
Le Temps des Cerises
Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur !
Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles...
Cerises d'amour aux robes pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang...
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !
Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour,
Evitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour !
J'aimerai toujours le temps des cerises,
C'est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et dame Fortune, en m'étant offerte
Ne saurait jamais calmer ma douleur...
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur !
Les copains d'abord
de Georges Brassens
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Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau,
Qu'on se le dis' au fond des ports,
Dis' au fond des ports,
Il naviguait en pèr' peinard
Sur la grand' mare des canards,
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord.
Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la litteratur',
N'en déplaise aux jeteurs de sort,
Aux jeteurs de sort,
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds,
Mais des amis franco de port,
Des copains d'abord.
C'étaient pas des amis de lux',
Des petits Castor et Pollux,
Des gens de Sodome et Gomorrh',
Sodome et Gomorrh',
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boeti',
Sur le ventre ils se tapaient fort,
Les copains d'abord.
C'étaient pas des anges non plus,
L'Évangile, ils l'avaient pas lu,
Mais ils s'aimaient tout's voil's dehors,
Tout's voil's dehors,
Jean, Pierre, Paul et compagnie,
C'était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confiteor,
Aux copains d'abord.
Au moindre coup de Trafalgar,
C'est l'amitié qui prenait l'quart,
C'est elle qui leur montrait le nord,
Leur montrait le nord.
Et quand ils étaient en détresse,
Qu'leurs bras lancaient des S.O.S.,
On aurait dit les sémaphores,
Les copains d'abord.
Au rendez-vous des bons copains,
Y'avait pas souvent de lapins,
Quand l'un d'entre eux manquait a bord,
C'est qu'il était mort.
Oui, mais jamais, au grand jamais,
Son trou dans l'eau n'se refermait,
Cent ans après, coquin de sort !
Il manquait encor'.
Des bateaux j'en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui ait tenu le coup,
Qui n'ai jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard
Sur la grand' mare des canards,
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord.
Brave Margot
Margoton, la jeune bergère,
Trouvant dans l’herbe un petit chat
Qui venait de perdre sa mère
L’adopta…
Elle entrouvre sa collerette
Et le couche contre son sein
C’était tout ce qu’elle avait, pauvrette
Comme coussin…
Le chat, la prenant pour sa mère,
Se mit à téter tout de go
Emue Margot le laissa faire
Brave Margot !
Un croquant, passant à la ronde,
Trouvant le tableau peu commun,
S’en alla le dire à tout le monde,
Et le lendemain…
Refrain
Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la
Etaient là, la la la la
Et Margot qu’était simple et très sage,
Présumais qu’c’était pour voir son chat
Qu’tous les gars, qu’tous les gars du village
Etaient là, la la la la la
Etaient là, la la la la
L’maître d’école et ses potaches
Le maire, le bedeau, le bougnat
Négligeaient carrément leur tâche
Pour voir ça…
Le facteur, d’ordinaire si preste
Pour voir ça ne distribuait plus
Les lettres que personne au reste
N’aurait lues…
Pour voir ça (Dieu le leur pardonne !)
Les enfant de chœur, au milieu
Du saint sacrifice abandonnent
Le saint lieu…
Les gendarmes, même les gendarmes,
Qui sont par nature si ballots
Se laissaient toucher par le charme
Du joli tableau
(Refrain)
Mais les autres femmes de la commune,
Privées d’leurs époux, d’leurs galants
Accumulèrent la rancune
Patiemment…
Puis un jour, ivres de colère,
Elles s’armèrent de bâtons
Et, farouches, elles immolèrent
Le chaton…
La bergère, après bien des larmes
Pour s’consoler prit un mari
Et ne dévoila plus ses charmes
Que pour lui
Le temps passa sur les mémoires
On oublia l’événement
Seuls des vieux racontent encore
A leurs p’tis enfants…
(Refrain)
Léo Ferré
PARIS CANAILLE
Paroles et musique: Léo Ferré
Paris marlou
Aux yeux de fille
Ton air filou
Tes vieilles guenilles
Et tes gueulantes
Accordéon
Ça fait pas de rentes
Mais c'est si bon...
Tes gigolos
Te déshabillent
Sous le métro
De la Bastille
Pour se saouler
À tes jupons
Ça fait gueuler
Mais c'est si bon...
Brins de lilas,
Fleur de Pantin,
Ça fait des tas
De petits tapins
Qui font merveille
En toute saison
Ça fait de l'oseille
Et c'est si bon...
Dédé la Croix,
Bébert d'Anvers
Ça fait des mois
Qu'y sont au vert
Alors ces dames
Se font une raison
A se font bigames
Et c'est si bon...
Paris bandit
Aux mains qui glissent
T'as pas d'amis
Dans la police
Dans ton corsage
De néon
Tu n'es pas sage
Mais c'est si bon...
Hold-up savants
Pour la chronique
Tractions avant
Pour la tactique
Un petit coup sec
Dans le diapason
Range tes kopecks
Sinon t'es bon...
À la la une
À la la deux
File-moi trois tunes
Je te verrai mieux
La toute dernière
Des éditions
T'es en galère
Mais c'est si bon...
À la la der
À la la rien
T'es un gangster
À la mie de pain
Faut être adroit
Pour faire carton
La prochaine fois
Tu seras peut-être bon...
Paris j'ai bu
À la voix grise
Le long des rues
Tu vocalises
Y a pas d'espoir
Dans tes haillons
Seulement le trottoir
Mais c'est si bon...
Tes vagabonds
Te font des scènes
Mais sous tes ponts
Coule la Seine
Pour la romance
À illusion
Y a de l'affluence
Mais c'est si bon...
Mômes égarées
Dans les faubourgs
Prairie pavée
Où pousse l'amour
Ça pousse encore
À la maison
On a eu tort
Mais c'est si bon...
Regards perdus
Dans le ruisseau
Où va la rue
Comme un bateau
Ça tangue un peu
Dans l'entrepont
C'est laborieux
Mais c'est si bon...
Paris flonflon
T'as l'âme en fête
Et des millions
Pour tes poètes
Quelques centimes
À ma chanson
Ça fait la rime
Et c'est si bon...
Paris je prends
Au coeur de pierre
Un compte courant
Des belles manières
Un coup de chapeau
À l'occasion
Il faut ce qui faut
Mais c'est si bon...
Des sociétés
Très anonymes
Un député
Que l'on estime
Un petit mannequin
En confection
C'est pas le baise-main
Mais c'est si bon...
Passe la monnaie
Voilà du clinquant
Un coup de rabais
And gentleman
Un carnet de chèque
Sans provision
Faut faire avec
Mais c'est si bon...
Un petit Faubourg-
Saint-Honoré
Trois petits fours
Et je m'en vais
Surprise-partie
Surprise-restons
On est surpris
Mais c'est si bon... |